| lyric | 1. L'est avar' que l'on connaît Se dit plus pauvre qu’un valet, L’a des écus dans son grousset, L’a des écus sous son duvet; L’est mal vêtu, l’est mal fichu, N’a rien dans son buffet, N’ rien du tout sous son bonnet, N’a rien du tout, le pauvre fou!
Le jour et la nuit Il compte sans répit: Un deux troid écus d’argent, Quatr’ cinq Six écus brillants, Neuf écus encor, Dix fois cent, mille pièces d’or!
Contemple son or Le soleil dèpose Des rayons en or, Il peint chaque chose Comme un beau trésor; Les genêts s’allument, Puis des fleurs d’argent, C’est une fortune Semée dans les champs!
Y a de l’or partout, Pauvre, pauvre fou! Dans les prés itou! Mais il ne voit rien du tout; Sans avoir souri,Sans aucun ami, Ha! Ha! Ha! A plat! Dessus son grabat! Lon! la!
2. L’aurait aimé se marier, L’aurait voulu un’ joli fill’, L’aurait voulu un’ belle amie;: L’a mal aux dents rien qu’en pensant! Que deux écus ne feraient plus, Ne feraient plus q’un seul écu. Ne peut aimer, serait ruiné.
Le jour et la nuit Il compte sans répit: Un deux troid écus d’argent, Quatr’ cinq Six écus brillants, Neuf écus encor, Dix fois cent, mille pièces d’or!
Caresse son or, Des pommettes roses, Un regard doré Vous rendent tout chose Et vous font rêver; Un sourire allume Des rais de bonheur C’est une fortune Semée dans les coeurs!
Y a de l’or partout, Pauvre, pauvre fou! Dans les prés itou! Mais il ne voit rien du tout; Sans avoir souri,Sans aucun ami, Ha! Ha! Ha! A plat! Dessus son grabat! Lon! la! |