| lyric | Calme et doux le jour expire. Rien partour que joie et rire. Rien partout que fête et chant. Près de lui le père assemble, Tous les siens, heureux ensemble- Vers sa mère accourt l’enfant. Quand isi la joie abonde, L’orpheline est seule au monde. Pas un coeur ne lui répond. Seule en proie à tout orage, Ellereste sans courage, Seule avec son devil profond.
Voilà qu’il vient pourtant Celui que j’aime tant. Et tout ému d’ivresse Mon coeur vers lui s’empresse. Mais lui, ce que ma vie Rêva d’espoir, d’envie, Mes pleurs, mes voex, helas! Lui seul ne les sait pas.
Plus d’espoir, mon sort s’achève. A l’aimer souffrir sans trêve, O tourment! affreux émoi! Chaque jour, douleur amère, Lui sourire et puis me taire, Quand il n’a qu’oubli pour moi! Dédain, exil, souffrance, Tout vient troubler mes jours. Le monde est fait de glace S’il voit autrui souffrir. De vivre je suis lasse. Dieu, laisse-moi mourir!
Non, plus doux que n’est ö’aurore, L’art sacré me reste encore. Ouvre-moi tes portes d’or.
O musique, où sont tes charmes? Rien d’amer pas même aux larmes, Grâce à toi, divin trésor! Parle-moi ton doux langage. De mon coeur endors l’orage. Viens enfin sécher mes pleurs. De leur source,amère lave, Fais jaillir le flot qui lave, Tour en nous, cahgrins, douleurs! |