| lyric | Ciel! où suis-je? Quel spectacle Vient ici frapper mes yeux? De mes rêves, quel miracle Vient soudain remplir les voeux?
Salles pleines de prodiges, Et danseurs engrand gala, Ce ne sont que vains prestiges! Non, car tout demeure là.
D’où ce trouble vous vient-il? Ah! que suis-je ici venue! Chaque mot, nouveau péril. Un de plus, elle es perdue. Sois, mon âme, sans faiblesse, Sans regret d’un vain passé. Toi mojn lutz, résonne, et laisse S’endormir mon coeur brisé.
Non, du dire un triste adieu C’est en vain que je m’efforce. J’en croyais avoir la force: Mais mon coeur s’en va, mon Dieu! Pauvre enfant! Le ciel m’assiste! Se peut-il que j’y résiste? Même dans les jeux d’un rêve, Désespoir, tu viens à moi! Parle, achève. Expilque-toi Ah! mes rêves bien souvent Ser leurs ailes d’or m’ont prise Comme au soir souvent la brise Prend un lis battu du vent Puis m’ont fait, bonheur suprême! Te revoir, mon doux berceau Dans ces lieux tout est de même. Pour mes yeux rien n’est nouveau. C’est isi que, pauvre femme, J’ai revu, le coeur charmé, Comme avec les yeux de l’âme, Père et mère et bien-aimé.
Quel soupçon me vient! Allons! Viens, Préciosa. Sort funeste! Qui, je viens. Adieu! Partons! Mais ici mon âme reste, Viens Préciosa, vers Valence. Vers Valence! Eh! qu’importe la distance! Du courage! Qui, quittons ce doux rivage. Mer profonde, Prends mes larmes dans don onde. Et plus loin, plus loin toujours, Flot des jours! Puis là-bas que tout s’efface, Dans l’espace Mon dernier salut crîra, Et mon coeur se vrisera. Car à toi mon dernier cri! Danc partons, partons dîci! Vers Valence allons aussi! |